Bonjour et bravo ! Vous n'avez rien demandé, mais vous avez été selectionnés pour un stage intensif de 5 jours sur l'éducation positive, pendant lequel nous développerons dans un premier temps la théorie, dans un deuxième temps la pratique.

Pourquoi ce stage ? La semaine dernière, j'ai assisté à une conférence de Sophie Benkemoun (fondatrice de l'Atelier des parents) sur l'éducation positive. J'ai hésité à y aller, parce que j'avais déjà lu beaucoup de choses sur le sujet (t'as qu'à voir le résultat), puis je me suis dit que ça me servirait non seulement pour la vie de famille mais aussi pour le boulot. La soirée rentable, quoi.

Pour faire court : Sophie Benkemoun compare le cerveau à une maison à deux étages. En bas : le rez-de-chaussée (réflexes et émotions), acquis dès la naissance, en haut : le premier étage (réflexion, sens moral, empathie, etc), en développement jusqu'à 25-26 ans environ.
Déjà, je comprends mieux l'expression "elle n'a pas la lumière à tous les étages".
En outre, je pense à toutes ces personnes qui ont des maisons de plain-pied...
Donc, pas la peine de donner des conseils, de juger ou de critiquer un ado à l'âge des poils qui poussent, le maçon n'est pas encore arrivé pour l'extension du premier étage (pour mes z'ados, j'ai envie de prendre Monsieur Ribeiro, pour sa double expertise en bâtiment et en poil).

C'est ainsi que, perdue dans mes pensées sur les bienfaits de l'exploitation de ses propres enfants, mineurs de surcroit, tandis que ma fille me masse le dos et les cheveux, j'explique à Monnome le coup de la maison à deux étages et des différentes parties du cerveau. Je m'interromps pour demander à Filloute (laquelle n'a pas perdu une miette de notre conversation) : Mais où as-tu appris à masser si bien, toi ? Et elle de me répondre : Ben, dans mon cerveau ; mais là maman, on n'est pas au rez-de-chaussée, on est dans la catégorie "gratte-ciel" ! Je l'aime.
En fait, c'est elle qui m'élève positivement.

Demain, exercice pratique n°1 (ça vaut son pesant de cacahuètes*).

Education ++

 * C'est pas vrai, mais j'aime bien cette expression